Sociologie de la Communication - dafromjo.free.fr

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Dans la communication interpersonnelle, nous avons un émetteur qui émet un signal. S&W ont schématisé le processus de communication. D’abord, ...
|sciences po aix | |Sociologie de la Communication | |Guy Drouot | | | |Arthur Jauffret | |2009-2010 |



|4ème année – Section Information et Communication – Premier Semestre |



Sommaire I Prémices sur les théories de l’information 3 1) Les premières théories relatives à l’information : le modèle « télégraphique » de Shannon et Weaver : 3 2) La notion de système : définition, caractéristiques, les échanges et les flux 3 3) Cybernétique et entropie, l’approche systémique et l’importance du feedback : 4 4) Harold Lasswell : 5W : Who says What to Whom by Which channel with What effect ? 6 II Les théories relatives à la communication non verbale 8 1) L’école de Palo Alto 8 2) L’approche d’Edward T. HALL : proxémique et communication 8 3) Le langage du temps (le langage silencieux) 9 4) « Ne pas communiquer c’est déjà communiquer » 9 5) L’approche de Don Jackson : l’homéostasie familiale 9 III Les approches théoriques de la communication de masse 10 1) La persuasion et l’impact sur le public : influence directe et influence indirecte 10 2) La propagande totalitaire, les foules et l’opinion 11 3) Influence ouverte et influence occulte (communication subliminale) 13 4) La théorie critique : Ecole de Francfort, Ecole de Toronto, L’agenda setting, La spirale du silence, la théorie de la culture 14 a) L’école de Francfort : 14 b) La théorie de la culture (Gerbner) 14 c) La télévision un danger pour la démocratie (Popper et Condry) 14 d) L’agenda setting (Mc Combs & Shaw) 15 5) Analyses critiques de publicité 16 IV Sociologie de l’Internet et des nouvelles technologies 17 1) Le monde en réseau 17 2) Jeux vidéo et idéologie 17 3) Podcasting, nomadisme et nouveaux modes de communication 17





Sociologie de la Communication

Guy Drouot



I Prémices sur les théories de l’information

Les premières théories relatives à l’information : le modèle « télégraphique » de Shannon et Weaver :

Shannon & Weaver: objectif: le moins de distorsion du message reçu au message émis. La forme du signal reçu doit être la plus proche possible du signal émis (isomorphie). Dans la communication interpersonnelle, nous avons un émetteur qui émet un signal. S&W ont schématisé le processus de communication.

D’abord, une source d’information. Il y a une source de bruit qui va perturber le signal. Cette perturbation va avoir pour conséquence que le signal reçu ne sera jamais identique au message émis par la source. Les sources de bruit peuvent provenir de la qualité de l’appareil. Peut être affecté par des signaux extérieurs. Vent, pluie vont perturber le signal. Sources culturelles: interprétation de mots.

Transmettre un signal le moins distordu possible de l’émetteur vers le récepteur.

Critique : ignore le feedback

Application à l’affiche de Givenchy :

La source c’est Givenchy

L’émetteur c’est l’agence de pub.

Le signal c’est : ACHETEZ !

Source de bruit : ambivalence du slogan : very irrésistible. Un mot en Français un en Anglais.

Récepteur : le support sur lequel figure le message (affiche, magazine)

Destination : un public de femmes assez haut de gamme.

La notion de système : définition, caractéristiques, les échanges et les flux

Modèle critiqué. On l’a taxé de trop de linéarité. Il souffre d’une lacune très grave : il ignore le FEEDBACK. En effet, le processus de communication ne s’arrête pas au destinataire. Il y a une boucle de rétroaction.



Cybernétique et entropie, l’approche systémique et l’importance du feedback :

Karl Deutsch qui est à l’origine de la cybernétique. En 1940, au MIT, Wiener, un mathématicien, est chargé par le Pentagone de mettre au plomb de visée automatique pour les pièces d’artillerie anti aérienne. Il met au point un système qui ne marche pas correctement et il en parle à Rosenbluth, qui constate le même genre de problème (le canon suit l’avion mais le lâche au bout d’un moment). Deutsch établit l’analogie entre les systèmes mécaniques et physiologique. Le pilotage d’un navire et le gouvernement des hommes présentent des analogies. Deutsch illustre son modèle, le modèle cybernétique en s’inspirant de l’expérience de Wiener. Deutsch assimile les systèmes biologiques et mécaniques.

Deutsch va plus (trop ?) loin et établit une analogie entre le système mécanique et le système politique. Il dit que le pilotage d’un navire et le gouvernement des hommes présentent des analogies. Il illustre son modèle cybernétique en s’inspirant de l’expérience de Wiener.

4 facteurs fondamentaux :

- LOAD = quantité d’information reçue de l’avion. Tir est facilité quand le LOAD est peu élevé (peu d’information sur le cap, etc.)

// Si les gouvernés ont les revendications régulières, on est dans la situation d’un LOAD léger.

- LAG = retard, décalage dû au temps de réponse du système

// temps que requiert une réponse politique (à une manifestation par exemple). Plus la décision est centralisée, plus elle est rapide. Il y a des circonstances où il faut écourter le lag.

- GAIN = gain escompté par l’entreprise de tirer (qui vais-je abattre ?)

// Apport, par exemple, d’une intervention guerrière. Reflexion sur les retombées futures après la prise de décision.

- LEAD = distance entre le moment où l’avion a été repéré et celui où il a été abattu. Laps de temps dont peut bénéficier l’artilleur pour appuyer sur le bouton

// Laps de temps plus ou moins long du décideur politique. Plus le délai est long, plus la décision peut être perfectionnée.

--> CONCLUSION : c’est l’anticipation qui peut être un atout considérable dans tout processus de décision. Organismes qui ont un rôle de veille, d’observation se révèlent donc très importants. Réseau des préfets, des RG servent en partie à cela, prendre le pouls de la population et savoir ce qui va se passer.

Mardi 22 septembre 2009

Au début des années 60, nouveaux impératifs en matière de communication : critique du modèle, trop simpliste car il ne prend en compte que la communication sous forme linéaire. Ces critiques avancent que l’on ne s’intéressait que peu au message et uniquement au bruit. Ce que recoit le récepteur est différent de ce qu’envoie l’émetteur, on recherche l’isomorphisme. Le premier reproche : on ne s’intéresse pas aux communicants. Le second : la communication est circulaire, il y a un feedback, dès que le récepteur a acquis le message, il va réagir et donc il va y avoir une rétroaction jusqu’à l’émetteur. La notion de feedback, de communication circulaire, a été empruntée pour améliorer le modèle télégraphique, à l’école systémique, qui s’est elle-même inspirée des travaux sur la cybernétique. L’absence de feedback ou son mauvais retour peut entrainer la chute d’états ou d’empire (URSS) : la monarchie française : le circuit de l’information devrait avoir en son centre le roi, il lui faut des inputs auxquels il répond par des outputs (ordonnances royales). La situation se dégradait mais il l’ignorait, soit sciemment soit l’information ne remontait pas (pour plaire au roi on filtre les informations). Louis XVI s’est dit qu’il allait prendre le pouls du pays, réaliser un « sondage ». Le seul moyen a été les cahiers de doléance : c’est le feedback. L’utilité des inputs est que l’on connait les préoccupations du peuple.

David Easton, politologue américain, un des fondateurs de l’association de la science politique américaine, auteur de « L’analyse du système politique ». Selon Easton, il y a un environnement intra-sociétal et un extra-sociétal (voir schéma) :

- Intra-sociétal : les partis politiques, les groupes de pression, les églises, les syndicats, l’armée…

- Extra-sociétal : composé par les systèmes politiques étrangers et internationaux.

2 catégories d’inputs :

- Les exigences, les demandes, tout ce qu’un environnement peut demander à un système (grèves, prise d’otage, enlèvement, menaces terroristes…)

- Les soutiens : contre-manifestations de soutien. Sans les soutiens le régime exploserait sous la pression.

Ce système politique n’est pas hermétique, il est ouvert à l’environnement, il y a donc contact et échange. Il est dépendant de l’environnement. Un système est composé d’éléments interdépendants, cette interdépendance fait que l’élément qui voit ses caractéristiques modifiées, les autres le seront aussi). 2 types de système : système nerveux est composé d’éléments qui dépendent les uns des autres.

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DEMANDS + SUPPORTS => INPUTS => (gatekeepers : un parti politique, la FNSEA qui cristallise les demandes, coordinations lycéennes, un groupe de pression) SP => OUTPUTS (discours du président, discours sur l’état de l’Union, le discours du trône de la reine d’Angleterre, tremblements de terre : visite sur les lieux du désastre, acte symbolique => FEEDBACK => DEMANDS + SUPPORTS etc etc

Le modèle de Deutsch sert à évaluer l’efficacité dans un système politique, la capacité de réaction, l’optimisation du système de décision.



Harold Lasswell : 5W : Who says What to Whom by Which channel with What effect ?

- Analyser quelconque processus de communication

- Identifier acteurs, processus de décision

- Who : l’émetteur : spin doctor

- What : le contenu du message, on débouche sur des méthodes d’analyse, qualitative.

- Whom : récepteur, sondages MEDIAMETRIE

- - by which channel : média, l’impact voire le sens ne sera pas le meme en fonction du média choisi

- With what effect : feedback

La question programme de Harold Lasswell : Who says What to Whom in What Channel with What effect.

Les cinq W de Lasswell. Who, Dans un processus de communication, le premier questionnement est très important, car qui parle par exemple quand George Bush par de la Birmanie à l’ONU c’est lui, les Etats unis, le Gouvernement. C’est qui ? Il n’est pas toujours aussi évident de savoir qui parle vraiment. What c’est le contenu du message est là on aborde le domaine des sciences que sont l’analyse quantitative et qualitative. Quels sont les mots clés de ces discours. Whom à qui c’est le destinataire du message à qui s’adresse t-on, dans le discours du trône la reine s’adresse au parlement mais en réalité elle parle aux anglais et à qui veut l’entendre. What le choix du média, la PUB, la télé, la campagne d’affichage. Lors des attentas de madrid, ce sont les textos qui ont modifié les affirmations de Aznar qui disait que c’était l’ETA, d’ou l’arrivée de Zapatero. What effect ; le feed back la réaction et l’impact sur le public. C’est le vote dans une campagne électorale dans une pub ça va être l’achat.

Les cinq W de Lasswell :

• Who, Dans un processus de communication, le premier questionnement est très important, car par exemple quand George Bush parle de la Birmanie à l’ONU c’est soit lui, soit les Etats unis, soit le Gouvernement. Il n’est pas toujours aussi évident de savoir qui parle vraiment.

• What c’est le contenu du message et là on aborde le domaine des sciences que sont l’analyse quantitative et qualitative. Quels sont les mots clés de ces discours.

• Whom à qui c’est le destinataire du message. À qui s’adresse t-on, dans le discours du trône la reine s’adresse au parlement mais en réalité elle parle aux anglais et à qui veut l’entendre.

• By Which channel : le choix du média, la PUB, la télé, la campagne d’affichage. Lors des attentas de Madrid, ce sont les textos qui ont modifié les affirmations de Aznar qui disait que c’était l’ETA, d’où l’arrivée de Zapatero.

• With What effect ; le feedback, la réaction et l’impact sur le public. C’est le vote dans une campagne électorale. Dans une pub, cela va être l’achat.



(La figure du Che avec le fameux poster, photo prise par Alberto Corda. Ou Guttierez, cette photo du Che a fait de lui une icône ;)

Cours du mardi 29 septembre 2009

Le circuit n’est plus linéaire allant de l’émetteur vers le récepteur car depuis Lasswell les théoriciens prennent compte du feedback et envisage le processus comme circulaire. Le média imprimé ne tenait pas compte du feedback (et les lettres des lecteurs ?).

Shannon et Weaver ne s’intéressaient pas au feedback. L’électronique a facilité cette analyse et l’émergence du feedback en temps qu’étude, car il a toujours existé.



II Les théories relatives à la communication non verbale



L’école de Palo Alto

C’est une ville californienne au cœur de la Silicon Valley : on l’appelle le collège invisible car dans de très nombreux cas, les membres ne se sont jamais rencontrés physiquement. Ils avaient des contacts épistolaires, téléphoniques et par courriel. C’est une école sans mur qui s’est formée de manière informelle en rassemblant des auteurs divers : universitaires, origine socio-professionnelle, on y trouve des psychologues, des médecins, des psychiatres, des anthropologues, des ethnologues, des philosophes…Ils avaient tous pour point commun le fait d’admettre que la communication, l’échange n’est pas que verbal. Il existe selon eux des formes de communication non verbale (orale et écrite) sous jacente.

L’approche d’Edward T. HALL : proxémique et communication

c’est l’une des figures les plus représentatives de l’école de Palo Alto. Il est entre autre l’auteur de La dimension cachée (1956 aux US) et Le Langage silencieux. Dans la dimension cachée, il livre une réflexion comme l’espace comme interface de communication : sans s’adresser la parole, 2 individus échangent par la distance qu’ils mettent entre eux lorsqu’ils entrent en communication : ils peuvent parler, la distance est le second élément, l’espace qui sépare les 2 interlocuteurs permet d’établir un modèle culturel de communication = proxémique. Dans la dimension cachée, la vision est un échange, l’espace est une interface de communication. On observe cela dans les queues (distributeurs), c’est un espace de non dits.

Wikipedia : Nommée et étudiée par l'anthropologue américain Edward T. Hall en 1963, la proxémie est la distance physique qui s'établit entre des personnes prises dans une interaction.

Hall a remarqué que les proxémies varient selon les cultures considérées. Ainsi, dans les pays latins, les distances entre les corps sont relativement courtes. En Afrique elles sont souvent si réduites que le contact physique est fréquent. À l'inverse, dans les pays nordiques ou au Japon, les contacts physiques sont plus rares et ces distances plus importantes.

Les proxémies varient également selon les cultures et les lieux où l'interaction se déroule, ce qui signifie qu'elles doivent être prises en compte par les architectes et designers. On peut notamment les apprécier intuitivement dans des lieux publics comme les ascenseurs ou les transports en commun.

Quelques exemples de proxémies dans les pays latins :

- sphère intime (de 15 cm à 45 cm : pour embrasser, chuchoter)

- sphère personnelle (de 45 cm à 1,2 m : pour les amis)

- sphère sociale (de 1,2 m à 3,6 m : pour les connaissances)

- sphère publique (plus de 3,6 m).

Une étude publiée dans le journal CyberPsychology & Behavior, indique que même dans les jeux vidéo, la proxémique se pratique. Dans le jeu « Second Life » où les joueurs incarnent un personnage, les limites de l'espace personnel dans le monde virtuel du jeu sont respectées. L'étude a été réalisée par Nick Yee, un doctorant en communication à Stanford et son directeur de thèse, Jeremy N. Bailenson. (source : futura-sciences)

En France, cette approche anthropologique a été investie dans le champ des sciences de l'information et de la communication par Abraham Moles et Elisabeth Rohmer, notamment dans un livre intitulé « Psychologie de l'espace ».

On peut retrouver des éléments de proxémique dans l’architecture (riyad par exemple).

Le langage du temps (le langage silencieux)

La seconde interface dont parle Hall est le temps. Il constate que dans les cultures occidentales, le temps est une valeur très précieuse. Dans d’autres cultures, le temps ne compte pas, on peut passer des nuits à négocier. Le temps c’est le temps qui passe mais également l’heure à laquelle on peut s’adresser à quelqu’un. Choc de culture vis-à-vis du temps (Roi du Maroc qui accueille Mitterrand ou la Reine avec 2 heures de retard)

Cours du mardi 6 octobre 2009

1) « Ne pas communiquer c’est déjà communiquer »

Une logique de la communication (1972) Paul Watzlawick http://isabellesamyn.e-monsite.com/rubrique,paul-watzlawick,1013508.html

Ce premier principe est le fondement de la communication interpersonnelle. En effet, dès que deux personnes ou plus sont ensemble, elles communiquent, qu'elles le veuillent ou non, par la parole ou par le silence, intentionnellement ou pas.

Mais que se passe-t-il lorsqu'on tente à tout prix de ne pas communiquer ? On peut soit rejeter la communication (ce qui n'est pas facile car contraire au savoir-vivre), soit annuler la communication, en tenant des propos décousus, ce qui peut faire croire aux autres que l'on est fou.

2) L’approche de Don Jackson : l’homéostasie familiale

concept associé aux principes de la cybernétique et aux systèmes de la communication. C’est une notion qui fait partie de la physiologie : c’est un processus qui permet à un organisme soumis à des conditions hostiles de s’adapter à ses conditions en réalisant un équilibre entre l’organisme et l’environnement devenu hostile (chute dans de l’eau glacée). Déclenché par les grandes surrénales, l’adrénaline qui permet ce processus. C’est un exemple de feedback en environnement hostile. Jackson parle d’homéostasie familiale. C’est un médecin psychiatre qui fait partie de Palo Alto. Jackson dit que la famille peut être considérée comme un système dans lequel un équilibre s’établit : il est formé par les relations qu’ont entre eux les membres de la famille, il y a un équilibre interne et externe. L’homéostasie familiale est l’élément qui permet de retrouver l’harmonie en cas de déséquilibre. (Frigide => Impuissant) C’est l’équilibre au sein de la famille pour gérer l’agression nouvelle. On peut également parler de l’homéostasie dans les entreprises japonaises.

Cours du mardi 13 octobre 2009

III Les approches théoriques de la communication de masse



La persuasion et l’impact sur le public : influence directe et influence indirecte

Mass media ou Médias de masse utilisé à partir des années 40 et exploité à partir des années 50 à la faveur du développement de la radio, de la télévision et de la presse écrite. Dans l’histoire des moyens de communication, l’être humain n’a eu de cesse que d’agrandir ce champ, de la communication inter-personnelle aux masses. Le broadcasting, la diffusion large, tout d’abord à l’échelle d’un pays, un ensemble de pays puis à la diffusion planétaire.

Pour la presse écrite, 3 chiffres importants : le tirage, la diffusion et l’audience.

- Le tirage est le nombre d’exemplaires sortant de l’imprimerie

- La diffusion représente le nombre d’exemplaires vendus mais aussi, pour des raisons de publicité, des titres diffusent des exemplaires sans les vendre (L’Express gratuitement à l’IEP) : on aboutit à la DTP, la diffusion totale payée dans laquelle on enlève les exemplaires distribués gratuitement.

- L’audience : c’est le nombre de lecteurs susceptibles de lire un exemplaire, on suppose qu’un exemplaire peut être lu par plusieurs personnes. La DTP fait foi.

Sur le plan économique, on a commencé à s’intéresser à la diffusion. Le journal imprimé était devenu un média de masse. Cette notion de média de masse s’est renforcée avec l’avènement des médias électroniques comme la télévision et la radio.

En 1921, première émission de radio aux USA, 1922 en France à destination du public depuis la tour Eiffel mais cela ne dépassait pas Paris intra- muros, on découvre l’impact de la radio. Elle est considérée comme un média très facile à utiliser. Puis vient s’ajouter l’image, avec un impact encore plus important. C’est à ce moment là que les chercheurs se sont intéressés à l’impact produit sur le récepteur et au feedback qui va suivre la réception d’un contenu. La radio est un instrument de communication et donc le pouvoir politique cela peut être un instrument de persuasion et donc de gouvernement : Franklin D. Roosevelt est l’un des premiers à utiliser de manière systématique la radio comme un instrument de gouvernement. La campagne de Leon Blum en 1936 était orientée vers la radio sur laquelle il tenait des tribunes électorales. La croyance du pouvoir est que la radio permet une communication directe, sans intermédiaire. La théorie de la piqûre hypodermique : l’émetteur va s’adresser directement à la population et avoir une influence directe.

3 chercheurs américains Lazarsfeld, Katz, Gaudet, théorisent leur critique « 2 step-flow communication » contre la piqûre hypodermique. Ils réalisent une étude sur les propos tenus par le président à la radio : Entre l’émetteur et les récepteurs viennent s’intercaler des leaders d’opinion et le flot des messages circulent en 2 temps.

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La question qui se pose est la définition des leaders d’opinion et l’influence qu’ils exercent. Quelques exemples : pour qu’ils puissent exercer une influence quelconque dans leur passé politique mais également des experts, un délégué syndical. Besoin de crédibilité par son expérience, son prestige. Ils vont recevoir le message et dans le processus de communication de masse, la base avant de tirer des conclusions va attendre la réaction des leaders d’opinion (exemple de Tchernobyl). Il y a une différence de traitement entre les revues généralistes et les revues spécialisées. Exemples de modification du discours initial par les leaders d’opinion : conférence de presse de Kouchner à propos de l’hépatite B.

La rumeur

La rumeur du lait : à l’aube, à l’entrée de l’Elysée, une voiture officielle a un accident avec le camion de livraison. VGE est supposé être le conducteur. Il paie le conducteur pour qu’il se taise et la rumeur se répand.

La rumeur d’Orléans : des jeunes femmes entrent dans des magasins de vêtements et disparaissent. La rumeur ajoute qu’une trappe s’ouvre et qu’elles se retrouvent prostituées au Gabon. Edgar Morin a fait son enquête et a publié un livre (page 56).

Définition d’une rumeur : impossible de déterminer l’auteur de la rumeur. Il est masqué et anonyme. Dans l’affaire d’Orléans, Edgar Morin a émis une hypothèse mais rien n’est sur. Le contenu de la rumeur est plus facile à identifier. Le bouche à oreilles est le média parfait pour la rumeur, les médias classiques peuvent la relayer mais ce n’est pas le support traditionnel. Internet et les hoaxs, Internet est le média de prédilection pour les rumeurs. Morin étudie le feedback.

Rumeurs sur la santé des chefs d’Etat

Cours du 20 octobre 2009

La propagande totalitaire, les foules et l’opinion

DU latin propaganda emprunté au nom d’une congrégation religieuse fondée par le Saint-Siège pour propager la foi catholique dans le monde. On affirme un dogme, une affirmation qui n’est pas vérifiée : le dogme de l’immaculé conception, il faut y croire. Le dogme de la dictature du prolétariat dans le marxisme , celui du leader toujours victorieux et invincible (Saddam Hussein). La dictature des Ceaucescu et leurs mythes : pour construire son image, il voulait que le peuple roumain soit héritier d’une grande civilisation historique et sa propagande avait fabriqué le mythe de la Dacie, qui existait sous l’Antiquité. Fabrication d’un mythe et de ses retombées : on invente un peuple ancien brillant et conquérant puis on développe les à cotés. On a créé une chaire de civilisation dace à l’université de Budapest et on effectue des fouilles. Renault fabrique des Dacia directement en Roumanie. En 1989, la dictature tombe et on apprend que la Dacie n’a jamais existé. C’est à partir du XXème siècle que la propagande passe sur le plan politique alors qu’elle était plutôt réservée à la religion.

Le passage du religieux au politique : la propagande dans les régimes totalitaires nazis, fascistes et staliniens. Le pouvoir personnel : tous les pouvoirs sont concentrés dans les mains d’une personne, c’est une dictature individuelle. Le pouvoir personnalisé : le mode d’exercice du pouvoir se confond avec la personne qui gouverne, confusion entre l’institution et la personne qui exerce la fonction (Kennedy, Obama) mais sans pouvoir personnel. Pouvoir personnel et personnalisation du pouvoir peuvent être reliés : Hitler, Mussolini, Staline, Kim Jong Il, Mao Zedong. Repose sur le charisme des dirigeants (3 types de domination chez Weber)

- Domination traditionnelle : dans les monarchies

- Domination charismatique : le charisme : la voix, l’apparence, les intonations, le culte de la personnalité (représentations statues, portraits, phraséologie, les surnoms donnés aux dirigeants : Fuhrer, Duce

Est-ce que les régimes pluralistes n’utilisent jamais la propagande ? Absence d’opposition formelle, polices, censure, absence de modes d’expression et un flot de propagande en sens unique avec impossibilité de la contredire.

Serge Tchakhotine : Le viol des foules par la propagande politique. Un des premiers auteurs contemporains à avoir disséquer les principes des régimes totalitaires en se basant sur le nazisme. Il a observé la façon dont se développée la propagande nazie de manière quotidienne. Victor Klemperer, Lingua Tertii Imperii, La langue du IIIe Reich, un auteur juif qui a tenu un journal dans lequel il notait les mots clés des discours nazis. Il en a relevé un certain nombre, et il a remarqué qu’ils revenaient toujours sur certains mots clés. Eric Hazan a écrit LQR (Ve République). On banalise des termes pour les faire rentrer dans le vocabulaire courant. Partenaires sociaux : c’est une expression introduite sciemment, détournement du sens premier de partenaire, consensus : propagande dans un système pluraliste par la banalisation des mots. « Préférence nationale » prononcée par Le Pen qui ne choque plus personne.

Tchakhotine a essayé de trouver une explication scientifique au succès de la propagande nazie. Il propose une explication dans son livre. Il se réfère à un scientifique russe, prix nobel de médecine, Pavlov et de son réflexe conditionné en créant les conditions nécessaires (assimilation du plaisir à la sonnette) : la propagande nazie serait le même phénomène, il fallait provoquer des réflexes conditionnés : l’antisémitisme, le pan germanique, l’idée que les peuples de langue allemande faisaient partie de la même nation, réflexes expansionnistes. Les stimulis visuelles (croix gammée, l’aigle nazi) et sonores (discours d’Hitler martelés avec des gestes appuyés).

Gustave Le Bon, en 1895, publie Psychologie des Foules qui a connu un succès mondial. Il a été suivi par la publication d’autres ouvrages, Les lois psychologiques de l’évolution des peuples, psychologie du socialisme, de l’éducation, politique, Les opinions et les croyances, La révolution française et la psychologie des révolutions. Les systèmes totalitaires ont tous un haut lieu dans lequel le pouvoir va réunir les foules pour diffuser sa propagande (la place Rouge, le stade de Nuremberg). Il s’intéresse à un type particulier de foule : il distingue la foule ordinaire de la foule psychologique. Il écrit qu’au sens ordinaire, la foule représente une réunion d’individus quelconques, quelque soit leur origine, leur profession, leur sexe. Ils se trouvent regrouper dans une foule par hasard. La foule psychologique possède des caractéristiques totalement différentes que celles de chaque individu présent : le rassemblement donne naissance à une autre personne qui regrouperait l’ensemble de celles présentes. Tout se passe comme si chaque individu se détachait de sa personnalité, de ses valeurs pour en devenir une seconde, une « âme collective ». C’est à partir de ce transfert de personnalité sur la personne foule que se forme la foule psychologique. Le Bon est l’un des premiers à parler du concept d’unité mentale de la foule. Il dit que ce qui fait la foule psychologique, c’est un choc qui transforme les individus en un être collectif, doté d’une unité mentale. C’est ainsi que se forme l’unité mentale d’un peuple. Il se forme un sentiment de complicité, on s’aperçoit que les individus sont réunis sur un mot d’ordre, la prise de parole de l’orateur va déclencher ce transfert de personnalité : cela explique que des éléments calmes peuvent devenir ultraviolents dans une foule (scènes de lapidation). Phénomène de propagation mentale qui entraine un phénomène d’imitation même si ce n’est pas dans l’intérêt propre de l’individu. Il y a également un phénomène hypnotique, l’individu ne possède plus son discernement. Il énumère les sentiments de la foule psychologique :

• Elle est crédule et elle est capable de croire les choses les plus invraisemblables, des récits, très proches des légendes, qui sont porteurs de merveilleux, de surnaturel qui vont impressionner la foule, dépourvue d’esprit critique. C’est ainsi qu’ils ont accepté et adhéré aux discours nazis, au danger juif.

• Il fait une distinction entre les foules homogènes et celles hétérogènes. Il montre que lorsqu’une foule est réunie dans un grand magasin et qu’il y a un début d’incendie, elle se précipite vers la sortie, elle est hétérogène, faite d’individus anonymes. Les membres d’un parti politique en meeting constituent une foule homogène. Il y a des foules parlementaires (assemblée élue) qui sont des foules manipulables par un bon orateur. Il cite le cas de la Convention lorsqu’elle vote la mort de Marie-Antoinette. Il a suffit que quelques orateurs habiles plaident en faveur de l’exécution pour que l’unanimité se fasse et le cas des jurys en cours d’assisses

Sun Tzu, chef de guerre chinois du XIIe siècle, L’Art de la Guerre : « ceux qui sont experts dans l’art de la guerre soumette l’armée ennemie sans combat, ils prennent les villes sans donner l’assaut et renverse un état sans opérations prolongées. » Il faut discréditer les chefs adverses, désorganiser leur autorité, ridiculiser leurs traditions, semer la discorde, perturber l’économie, répandre l’immoralité et la débauche, dresser les jeunes contre les vieux.

Gabriel Tarde, L’opinion et la foule.

Influence ouverte et influence occulte (communication subliminale)

L’image subliminale marque le subconscient. Des chercheurs pensaient faire apprendre des codes secrets à leurs soldats en leur montrant un film avec des images subliminales. Dans le secteur commercial, tentative de publicité par les images subliminales. Cette technique marcherait également avec les sons. C’est un fantasme : on n’a jamais réussi à démontrer scientifiquement l’efficacité de la communication subliminale. Aujourd’hui les entreprises, les annonceurs ont renoncé à cette technique, ils procèdent par placement de produits.

La théorie critique : Ecole de Francfort, Ecole de Toronto, L’agenda setting, La spirale du silence, la théorie de la culture



L’école de Francfort :

Les théories critiques sont un ensemble d’écoles de pensée dont le cœur de la réflexion porte sur les médias et notamment le rôle négatif que les médias peuvent exercer sur l’opinion. Cette école a été créée à Francfort en 1923 et composée majoritairement de marxistes, ils ont du fuir le régime nazi en 1933, car à majorité de confession juive : Ecole de Francfort.

La théorie de la culture (Gerbner)

Il a étudié l’impact de la télévision sur le public sous l’aspect de la violence des programmes de télévision et leur impact sur les jeunes enfants. Il a créé une base de données qu’il a établi suite à la compilation de plus de 3000 programmes télévisés et elle a été baptisée Diversity Index. Il a fondé le mouvement de l’environnement culturel pour promouvoir des programmes plus diversifiés, plus équilibrés où la violence tiendrait moins de place : il y a-t-il un effet de prescription par les images ? Il affirme que oui, sinon la publicité n’existerait pas. 2650 actes violents rapportés par jour à Washington. Renaud Revel, journaliste à l’Express, écrit que jamais on a autant tué à l’image depuis que la violence a remplacé le sexe comme accessoire de racolage. Il pense qu’il est très difficile de remédier à ce problème car censuré de tel contenu ne serait pas une solution. L’autocensure des rédactions ou l’avertissement de la violence des images sont une solution, faire appel au sens de la responsabilité des éditeurs et des programmeurs. Mais c’est utopique car ils obéissent à la logique marchande, dans laquelle il faut introduire l’idée de concurrence avec les autres chaines, ils sont poussés à programmer des images choquantes pour flatter certains instincts humains. Le résultat est déplorable car il y a selon lui un abandon de l’environnement culturel des spécialistes marketing. Les Etats protègeraient certains intérêts en donnant « à l’industrie du divertissement le monopole virtuel des ondes publiques. Les médias créent une sorte de moule dans lequel l’Homme va être coulé, c’est le moule de la violence. Il poursuit en disant que la violence est l’expression physique et claire d’un pouvoir qui blesse ou qui tue. La violence n’en est que mieux intégrer dans les structures de la connaissance. Les histoires amusantes sont plus faciles à accepter mais il s’agit toujours de message de pouvoir. Il souligne que l’impact sur les enfants est encore plus grave car il est insidieux : le venin de la violence infantile est indolore. Il ne produit pas de traumatisme direct et c’est justement parce qu’un dessin animé n’a pas d’effet brutal immédiat qu’il y est si insidieux, c’est une bombe à retardement placé dans les esprits des enfants. Les 100 annonceurs les plus importants aux Etats-Unis paient les 2/3 des productions de la télévision : c’est ainsi que se crée un ministère de la culture privé qui contrôle la production, la distribution des programmes et à façonner les courants de pensée, une culture de masse par le bas.

La télévision un danger pour la démocratie (Popper et Condry)

La télévision peut être un instrument d’éducation et de culture fantastique mais en réalité il est peu probable qu’elle le devienne. Les auteurs soulignent qu’il est impossible de trouver la moindre personne capable de produire chaque jour des programmes de valeur. En revanche il est très facile de trouver des armées de personne créant des programmes de piètre valeur. Le problème devient de plus en plus complexe avec la multiplication des chaines et des supports. Pour se maintenir dans la concurrence, les chaines sont tenues de produire des émissions à sensation. Les annonceurs se défendent en montrant que le public attend ce type de programme. Pour Karl Popper, la démocratie n’est rien d’autre qu’un moyen de protection contre la dictature et rien à l’intérieur de la démocratie ne s’oppose à ce que les personnes les plus instruites communiquent leur savoir aux personnes qui en savent le moins. La démocratie vise à instruire. Les auteurs abordent ensuite que nous éduquons nos enfants à la violence, programmer des contenus où l’on trouve de la violence, du sexe est un programme sur qui plaira au public. S’il se lasse il suffit d’augmenter les proportions. Ils partagent l’avis de Gerbner en disant que beaucoup d’actes criminels sont inspirés par la télévision. La censure n’est pas une solution, la censure en démocratie est inefficace car elle arrive à posteriori. Dans tous les pays, les médecins ont un pouvoir important sur la vie et la mort de leurs patients, ce pouvoir est donc soumis à un contrôle, celui exercé par le conseil de l’ordre. Il y a une éthique de la médecine, une autorégulation de l’exercice de la médecine. Ils voudraient un système analogue pour les médias audiovisuels pour maintenir un niveau satisfaisant pour les contenus diffusés. Cette licence serait délivrée aux producteurs mais pourrait s’appliquer aux techniciens, à tous les collaborateurs (Code Hayes).

L’agenda setting (Mc Combs & Shaw)

Dans les années 70, 2 chercheurs américains. Leur thèse est que les médias ne nous disent pas quoi penser mais à quoi penser. Ils attirent l’attention des gens sur certains évènements et en en négligeant d’autres. Nous vivons une période de surabondance de l’information. Les médias ne peuvent pas rapporter la totalité des évènements qui se déroulent dans le monde. Les médias sont donc obligés d’établir une hiérarchie dans l’information, dans les sujets et en même temps, ils sont tenus de programmer un calendrier, un planning notamment pour des évènements qui reviennent périodiquement. Ils en déduisent qu’il existe une relation directe entre l’ordre hiérarchique présenté par les médias et la hiérarchie de signification qui est attachée à ces même sujets de la part du public et des politiques. Cette axiome peut se vérifier en particulier en période électorale : dans les années 70, ils ont appliqués leur grille d’analyse au scandale du Watergate. 2 courants se sont formés, le premier est un courant positiviste qui considère que les produits médiatiques sont des données brutes et donc qu’il n’y a aucune hiérarchie à établir entre ces produits. Le second est constructiviste qui se base sur le mode de sélection et le mode de production et de hiérarchisation des informations. Les contenus ne sont pas des données brutes mais le résultat d’une négociation entre d’une part les acteurs marchands en quête de publicité et d’autre part les journalistes en quête d’information. La source de l’information fournit un évènement en échange de visibilité dans l’espace public (livraison d’un Airbus A380, Roland- Garros). Elle revêt une importance cruciale en période électorale, c’est à ce moment là que dans un pays, les problèmes qui sont traités par les médias de façon prioritaire deviennent prioritaires dans l’opinion publique. Certains auteurs soutiennent qu’il s’opère un transfert dans la hiérarchisation des problèmes les plus épineux : sécurité…Les attributs attachés à un évènement , il y aurait une « surchauffe symbolique » Gerstlé qui passerait sur tel ou tel sujet mis en valeur.

La spirale du silence (E. Noelle-Neumann)



Analyses critiques de publicité

Définition de la publicité :

• Qui ?

o Annonceur

• Dit quoi ?

o Message :

▪ Produit

▪ Marque

▪ image entreprise

• A qui ?

o cible :

▪ consommateurs :

• tranche d’âge

• Catégorie socio-pro

• niches

▪ Citoyens

• Quel canal ?

o Support :

▪ Médias (Régies publicitaires)

▪ Hors médias :

• événementiel :

o compétition sportive

o culturel

• Quels effets ?

o Feedback :

▪ Achat

▪ Notoriété

• A quel coût ?

C’est un investissement consenti par une entité qui est généralement une entreprise mais qui peut être également une institution quelconque, une collectivité territoriale, une ONG ou une organisation nationale.

Cet investissement est fait en vue de promouvoir un produit spécifique ou pour améliorer ou restaurer l’image de marque. Dans les médias traditionnels, électroniques ou nouveaux ou encore dans le hors médias, comme dans l’évènementiel.

Marcuse développe l’idée des méfaits de la société de consommation notamment dans L’homme unidimensionnel : la société de consommation dans sa communication de masse crée des besoins qui n’existe pas dans la population, c’est par le jeu de la publicité, de la culture de masse qu’elle crée des modèles auxquels le citoyen de base veut ressembler quitte à aliéner leur propre personnalité. Il se produit un mouvement d’uniformisation autour d’un modèle unique.

L’étique : la question fondamentale est est-ce que la publicité est morale ? No Logo de Naomi Klein, anti-pub. Dénonciation de l’image de la femme, l’exploitation de la crédulité des enfants et celle des consommateurs en introduisant des informations fausses. Les publiphobes veulent supprimer les publicités. Mais est ce que les médias peuvent survivre sans la publicité ? Emile Girardin a dit que si la presse continuait sur le modèle économique classique d’information unique elle irait à sa perte, les lecteurs ne peuvent pas financer la totalité des couts de fabrication. La seule solution serait d’ouvrir des espaces à des annonceurs. Son idée s’est étendu aux autres médias et dans les années 60, le service public a adopté ce modèle. En 2009, on a commencé à y mettre fin, plus de pub après 20h et en 2012 plus de pub du tout.

Les fonctions des médias / La spirale du silence / No Logo, la tyrannie des marques voir fasicule

IV Sociologie de l’Internet et des nouvelles technologies

Développement des ordinateurs et des usages liés depuis les années 70-80. A l’origine, l’ordinateur est apparu dans les bureaux et était utilisé uniquement à des fins professionnelles puis s’est retrouvé dans les foyers avec une tendance plus importante aux loisirs. Explosion avec l’Internet et les portables.

Dilution entre le bureau et le foyer, le travail et les loisirs. Cette transgression entre les frontières n’a pas été la même en fonction des catégories socioprofessionnelles. On peut constater que dans les ménages ouvriers où l’usage de l’internet à domicile s’est développé, l’ordinateur sert surtout à des formes de loisirs et non professionnels. Internet est de plus en plus chronophage, notamment dans les MMO.

Des activités en soit :

L’impact des nouvelles technologies est à relativiser : il a contribué à modifier l’accès aux contenus culturels (moins de bibliothèques physiques consultées), préférence pour les films et la musique anglo-saxonne, chute de la fréquentation des musées.

Distinction entre ceux nés avant la Seconde Guerre Mondiale qui ont grandi à une époque où l’imprimé était dominant, la pratique de la lecture est restée même si c’est celle qui a découvert la télévision. Elle est restée à l’écart de la révolution numérique.

Les baby boomers, nés après la Seconde Guerre Mondiale, ont bénéficié de l’avènement de la culture et des médias de masse, a connu entre 60-70 une révolution culturelle, surtout centrée sur la musique.

La génération des 30-40 ans a bénéficié de la démocratisation de l’enseignement supérieur, de la diversification de l’œuvre culturelle et a vécu la transformation audiovisuelle des années 80 (fin du monopole, privatisation des ondes, apparition des télévisions privées, concurrence) + ordinateur domestique. C’est la première en contact avec la culture numérique.

Moins de 30 ans : la génération née dans le numérique, au milieu des écrans (cinéma, télévision) et des nouveaux écrans (consoles, portables, mp3), génération de la dématérialisation, du haut débit et de la haute définition.

Le monde en réseau

Jeux vidéo et idéologie

Podcasting, nomadisme et nouveaux modes de communication

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